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Quand vous aurez 25 minutes 48 secondes de libres — un petit peu plus quand même ! — vous irez sur le site Web de l’émission Charlie Rose pour une entrevue avec le grand cinéaste américain Frederick Wiseman. Cette section de l’émission, initialement diffusée sur le réseau américain PBS le 28 janvier dernier — mais probablement enregistrée à la toute fin de l’année dernière — est maintenant accessible sur le site Web de l’émission [url/ang]. Wiseman qui célébrait son quatre-vingtième anniversaire le 1er janvier dernier y discute de son travail et de son — avant-dernier ! — documentaire « La Danse-Le Ballet de l’Opéra de Paris » (2009). (Note : le film, nous le savons maintenant, n’a pas été retenu pour la prochaine cérémonie des Oscar du 7 mars prochain). On y signale également l’importante rétrospective de son œuvre qui a lieu au Museum of Modern Art (MoMA, New York, É.-U.) depuis le 20 janvier dernier jusqu’au 31 décembre 2010… au rythme de 3 ou 4 films par mois, soit 36 copies neuves récemment acquises par l’institution [url/ang].

J’aime profondément cet homme — et toute son œuvre ! — son approche, sa rigueur, ses choix, sa vision du cinéma et du montage et ce, depuis ce soir de novembre 1992, ou sans le savoir préalablement, j’assistais innocemment dans le creux de ma chambre à la rediffusion historique de son tout premier documentaire, « Titicut Follies » (1967), sur ce même réseau PBS. Un choc ! Le film montrait les conditions des détenus psychiatriques dans la prison d’État localisée à Bridgewater, Massachusetts. Ce soir-là en effet, le film était rediffusé pour la première fois depuis 1967, frappé d’une véritable censure nationale pendant 24 ans, à l’époque la première occurrence — et toujours la seule connue !? — dans l’histoire du cinéma américain d’un film censuré pour des raisons autres que politiques ou pornographiques. Depuis, le film est en circulation et disponible en DVD [url/ang]. (Note : À la caméra : John Marshall, dont j’évoquais à l’été 2009 l’entrée de son travail ethnographique dans le Registre de la Mémoire du Monde de l’UNESCO []).

43 ans plus tard, le sujet est ici beaucoup plus léger, soit le Ballet de l’Opéra national de Paris (deux passions chez Wiseman), mais dans l’ensemble sa démarche artistique est demeurée somme toute la même : systémique, à l’écoute des paroles et des corps,  patiente et attentive au développement du temps, des actions et des événements, à l’écart de toute mise en récit, sans « personnage » principal, absence de directives, sans entrevue ni narration, ni de voix off ou de musique extra-diégétique; Wiseman est cependant un forcené du montage — 13 mois pour ce film ! — donc de la structure.

Il ne reste maintenant qu’à voir sur grand écran le film à Montréal pour s’en faire une idée plus précise, sinon éventuellement le commander en DVD au printemps 2010, sinon attendre quelque part à l’été pour une diffusion sur le réseau… PBS !

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