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Dans le nº 122 de la publication Evergreen Review, (mars 2010 [url/ang]) publiée maintenant en ligne depuis 1998, on retrouve un compte-rendu d’une autre publication, le nº 53 (automne 2009) du périodique Conjunctions [url/ang] dans lequel on retrouve des souvenirs de Barney Rosset sur Samuel Beckett.

Deux photographies montrant Beckett illustrent ce compte-rendu. Inédites jusqu’à ce jour — et peut-être les dernières images de Beckett ? — ces photographies sont justement de Barney Rosset, fondateur d’Evergreen Review et des éditions Grove Press et surtout ici ami de longue date de Beckett.

Elles sont, à mon avis, d’une tristesse profonde et rappellent les dernières années difficiles de Beckett (atteint d’emphysème) passées dans une modeste maison de retraite à Paris jusqu’à son décès le 22 décembre 1989. Elle montre un Beckett, vision toujours concentrée, regardant un téléviseur (la bouteille de whisky à côté) justement offert par son ami Rosset afin qu’ils puissent regarder une prestation filmée (sur cassette VHS) de Godot avec les prisonniers de la San Quentin State Prison (Californie, É.-U.). Je ne reprends pas les deux photographies dans ce billet, vous invitant plutôt à rendre visite à cette vénérable publication afin d’y lire ce que Beckett pensa du cadeau de son ami.

Poursuivant avec Beckett, ce même numéro d’Evergreen Review de mars 2010 voit Marek Kędzierski (traducteur de Beckett en polonais) proposer un beau portrait de Barbara Bray, qui décédait le 25 février dernier à Édimbourg. Elle fut pendant plus de trente ans une amie et collaboratrice très proche de Beckett. À nouveau, l’article est illustré de deux photographies prises par Barbara Bray montrant Beckett alimentant un feu dans un jardin. Je crois qu’il s’agit de photographies inédites aussi [url/ang].

Beckett, troisième moment… et cette fois-ci en écho à ce billet de François Bon [url/fr] qui de son côté revient sur Beckett avec Film (1965) et Not I (1972). Je retrouve alors dans mes recherches ce texte à nouveau de Barney Rosset, publié dans le nº 6 (vol. 2, nº 2, hiver 2001) du périodique Tin House. Le texte (maintenant en ligne [url/ang]) propose les souvenirs de Rosset à propos de la production de Film (1965) de Beckett (réalisée par Alan Schneider) et surtout comment il l’a persuadé à tourner cette œuvre. On y apprend notamment — pour ma part du moins ! — que le tournage à New York fut l’occasion du seul et unique voyage de Beckett aux États-Unis. Finalement, François Bon dans son billet pointe vers des versions en ligne de l’extraordinaire Not I (1972) de Beckett, filmée en 1973 avec la comédienne britannique Billie Whitelaw (une autre grande collaboratrice de Beckett). Il existe d’autres prestations filmées de cette œuvre… dont la version vue — et entendue — dans cette belle exposition Samuel Beckett au centre Pompidou (14 mars – 25 juin 2007), avec cette fois la comédienne Margo Lee Sherman. Aussi, cette version plus récente — moins satisfaisante, hachurée par de multiples caméras ! — avec la comédienne Julianne Moore (partie 1 [url/ang] + partie 2 [url/ang]), réalisée par le cinéaste Neil Jordan dans le cadre du vaste projet — 19 productions sur 4 DVD — Beckett on film [url/ang].

Bref, on en finira jamais avec Beckett ! Sa présence m’aura accaparer l’esprit une bonne partie de cette journée et ainsi… je m’en porte mieux.

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