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Tag Archives: Paris 2016

C’est bien connu : « Elle s’ouvre à lui comme paysage et elle l’enferme comme chambre. » Walter Benjamin parle ici de la ville, précisément de Paris et de la figure du flâneur (Walter Benjamin, Le Livre des passages. Paris, Capitale du XIXe siècle, Paris, Cerf, 1989, p. 435.). La tête pleine, les mains dans les poches, les pensées évasives, les pas sur le trottoir, le reflet de soi dans les vitres des commerces, le calcul de l’argent de poche; la beauté de Paris réside aux découvertes inattendues qu’offre les angles de ses rues, radiales de la ville; il importe alors de demeurer ce visiteur attentif, contemplatif, ouvert. Avant de poursuivre mon chemin vers la première soirée du Salon de la revue, j’aperçois la magnifique Galerie Nathalie Obadia [url], 3 rue du Cloître Saint-Merri, 4e arrondissement. Il ne me restait qu’à pousser la porte (au bruit d’enfer !) et immédiatement être « enfermé » par le lieu et découvrir être en présence de tapisseries du grand Josep Grau-Garriga, artiste catalan, décédé en 2011, dont cette expo « à visée rétrospective » permet de voir dix-huit tapisseries faites à partir de 1970 jusqu’à 2011. Tapisseries certes… mais tout autant considérées comme peintures, sculptures ou alors, selon les propres termes de l’artiste : complément logique de l’architecture (André Kuenzi, La nouvelle tapisserie, Éditions de Bonvent, Genève, 1974, p. 100).
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Gigantesque Beaubourg (ou CNAC, ou Centre Pompidou) ! On a pas idée. Près d’un millier de personnes y travaille. Une ville en soi à l’intérieur de la ville. Il ne manque que les chambres d’hôtel ! Facile alors d’y dédier une journée entière (sinon deux ou trois). L’offre est généreuse, vaste, avec ce juste équilibre entre les espaces et événements payants et ceux gratuits (par exemple, l’atelier Brancusi – un des lieux les plus extraordinaire au monde ! – est accessible gratuitement). Aussi, je suis toujours ému de voir à quel point Beaubourg (et ses environs) regroupe une brochette de troisièmes lieux, sur plusieurs étages et recoins. On s’y agglutine, s’y enfonce, et on en ressort transformé. On y vient pour travailler, lire, parler, discuter, débattre, s’amuser, pleurer, flâner, s’embrasser…

Court bilan en 6 moments : Prix Marcel Duchamp 2016 [url], Magritte. La trahison des images [url], Kollektsia ! Art contemporain en URSS et en Russie 1950-2000 [url], les Collections modernes (avec une nouvelle séquence d’expositions-dossier intitulée Politiques de l’art [url]), Parole à la critique : selon la revue Cabinet [url], Regards sur les collections vidéo et film (9 Evenings : Theater and Engineering [url]). Read More »

Une semaine à Paris ! Cela faisait dix ans pile que ça m’était arrivée. En 2006, c’était pour le travail – pour une revue culturelle – et aujourd’hui, toujours pour le travail, mais pour une autre revue culturelle. Je suis chanceux. Mais entre ces deux moments, je dois l’admettre (sinon l’exprimer), il y a eu cette profonde impossibilité de me déplacer (même à l’intérieur du Québec), faute de moyens. Extrême pauvreté de la précarité des emplois occasionnels (contrats à durée déterminée… ou indéterminée) et aussi, l’absence de contrats. J’accepte mon parcours… et ce qu’il implique.

Aujourd’hui, je retrouve avec plaisir mon amie VS qui me logeait il y a dix, dans le même appartement. Elle n’a pas vraiment changée (je trouve), malgré quelques problèmes de santé : cette même énergie, cette même force créatrice, génératrice d’images et d’émotions, le débit rapide, plein d’informations. Bises dès l’arrivée, comme si je m’étais absenté hier ! Cafés, baguettes, confitures, soupe chaude, ma chambre, clefs, wifi… Son petit fils est aujourd’hui un adulte de 18 ans, avec ses propres rêves de création et de vie, traversée par les nouvelles technologies. Read More »